Tir à l’arc et cancer du sein
Les Archers de la Trémoïlle

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Tir à l’arc et cancer du sein

18 mars 2019 · Pas de commentaires

Ce samedi 9 mars 2019, le club des Archers du Bois Dinot de Marans, engagé depuis quelques années déjà dans l’accueil des femmes atteintes d’un cancer du sein a organisé une conférence sur ce thème, dans l’optique d’étendre cette démarche à tous les clubs de la Région Nouvelle Aquitaine.

Après un accueil chaleureux des archers marandais j’ai pu écouter un bref historique de l’arrivée des femmes atteintes d’un cancer du sein dans le club par le président Philippe Raffin. Elles sont au nombre de 12 cette année et une va bientôt intégrer les concours de tir en arc classique.

Puis il y a eu l’intervention dynamique et passionnante de Charlotte Buisson, kinésithérapeute spécialisée dans cette pathologie, ainsi que celle du docteur Jean-Sébastien Aucouturier, gynécologue.

De cette journée j’ai retiré les éléments suivants :

- Tous les sports, hormis les sports de contact comme la boxe ou le karaté, sont praticables pour toutes les femmes qui souffrent d’un cancer du sein. Dans le tir à l’arc, il faut juste adapter les entraînements, les distances et le rythme de tirs. Dans le club de Marans ces femmes bénéficient d’un ensemble de cibles en paille permettant le retrait plus facile des flèches. La puissance des arcs idéale pour débuter est de 16 livres. Ces femmes doivent prévoir un peu plus de protections sur le bras d’arc et celles qui portent un manchon doivent le conserver pour tirer.

- L’entraîneur qui se charge d’elles doit être un minimum au courant de leur pathologie et des effets secondaires qui peuvent survenir lors des traitements. Il est important de savoir de quel côté elles ont été opérées et si la chaîne ganglionnaire a été retirée. Elles ont besoin de s’asseoir assez souvent. Au moment de l’accueil de ces femmes il est nécessaire de remplir un questionnaire et de demander la prescription médicale du médecin.

- On ne cherche pas le geste académique. L’objectif de ces femmes n’est pas de devenir championnes mais de reprendre confiance en elles, de maîtriser leur vie et de maintenir un lien social qui est souvent perdu lors de maladies graves.

- Les médecins qui peuvent prescrire du sport sur ordonnance ne pensent pas au tir à l’arc pour ces femmes. Il faut donc que les clubs qui envisagent l’accueil de femmes souffrant d’un cancer du sein aillent au-devant des hôpitaux, des médecins et de ces femmes. L’information est primordiale.

- Dans chaque club il suffirait d’une personne référente qui pourrait aider à l’inclusion de ces femmes.

Pour conclure, contrairement à ce qu’on nous disait pendant des années, le tir à l’arc n’a aucune contre-indication pour les femmes atteintes d’un cancer du sein.

Il faut savoir accueillir les personnes en traitement en leur aménageant le matériel et l’espace en tenant compte de leur état de fatigue.

Pour ma part, cette conférence m’a rassurée et confortée dans ma décision de pratiquer le tir à l’arc. Peu de personne dans le club ignorent que j’ai eu un cancer du sein il y a onze ans et cette année je me suis lancée dans le tir à l’arc à poulies. Depuis septembre, j’avance à mon rythme et bénéficie d’une écoute attentive de tous les formateurs et des archers du club. Merci à eux.

A bientôt sur les pas de tir.

Isabelle

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